Cette grande famille protestante est originaire du Berry, plus précisément de la région Sancerroise. Les différents membres de la famille ont joués un rôle important dans l'histoire locale (chute du siège de Sancerre) et nationale (Banque de Law / Perrinet des Franches).
Le seul point commun entre la famille PERRINET, et notre région est qu'un membre de la famille PERRINET (Pierre David PERRINET sieur du Pezeau) fut receveur Général des Finances de La Rochelle (vers 1729). Je vous invite à lire le dossier consacré à cette famille (dossier pdf en téléchargement sur le site).
Prochainement, l'ensemble de la généalogie de la famille PERRINET et des collatéraux sera disponible sur les arbres en ligne de l'association.
Histoire sommaire sur Sancerre (source Wikipedia)
Le Sancerrois de 1540 à 1788 [modifier]
Sancerre a aussi été le site d'un siège infâme (1572-1573) pendant les Guerres de Religion où la population à majorité huguenote a tenu bon pendant presque huit mois contre les forces Catholiques du roi. Lors du siège, les trébuchets, "les Arquebuses de Sancerre" furent utilisées pour la dernière fois dans l'histoire européenne.
Au XVIe siècle, les doctrines de la Réforme se répandirent dans le Berry. Les professeurs de l’Université de Bourges spéculaient sur les nouveaux dogmes, et Jean Calvin émit à l’Université ses idées critiques des vieilles institutions. Sous l'impulsion de Louis de Condé et de Coligny, des Sancerrois avaient embrassé le calvinisme depuis 1548[24]. Mais dès 1539, on rapporte qu'un barbier de Sancerre, Denis Brion, réfugié à Angers, est condamné lors du premier bûcher allumé dans cette ville contre la religion réformée[25].
Après la conjuration d’Amboise, de nombreux huguenots se réfugièrent dans leur ville, qui devient bientôt, avec Nîmes, Montauban et la Rochelle, un des principaux boulevards de la réforme en France. À la première prise d’armes des Réformés, Bourges fut prise par le comte de Montgommery, qui saccagea les églises et couvents en mai 1562. Les Calvinistes, se répandant ensuite dans les campagnes, poursuivirent et traquèrent de toutes parts prêtres et religieux. Mais les Catholiques, ayant repris Bourges, ne tardèrent pas à user de représailles.
Sancerre, ville refuge et citadelle de la Réforme [modifier]
Respectée durant la première guerre civile (1563), tout l’effort de la lutte se porta bientôt sur la ville de Sancerre, la plus forte du Berry. L’année suivante (1564), le comte Sciarra Martinengo, noble vénitien, François d’Entragues, gouverneur d’Orléans, et Claude de La Châtre, gouverneur du Berry, s’entendirent pour réduire la ville rebelle, que l’on appelait déjà « la Petite-Rochelle ». Sans canon, armés seulement de frondes, qu’on nomma les arquebuses de Sancerre, et aussi de véritables arquebuses, les assiégeant tinrent avec vigueur pendant cinq semaines, jusqu’à ce que le Baron des Adrets, alors catholique, eut jugé l’entreprise difficile et conseillé à Claude de La Châtre de se retirer.
Sancerre subit un premier siège de cinq semaines, au début de 1569, au cours de la Troisième guerre de religion, mais les troupes assiégeantes envoyées contre la ville prirent la fuite avant d’avoir atteint le pied de la colline, effrayées par une sortie de la garnison. Le 21 décembre 1569, des troupes protestantes venues de Sancerre échouent, dans l'attaque de la Grosse Tour de Bourges, face aux catholiques dirigés par La Châtre[26].
Lors de la Quatrième guerre de religion, ouverte par le massacre de la Saint-Barthélemy, la ville de Sancerre refusa de recevoir une garnison royale. Honorat de Bueil, beau-frère du comte Jean, noua des intelligences dans le château, et envoya son frère Racan, le surprendre, dans la nuit du 9 novembre 1572. Grâce aux efforts des conjurés, le château fut occupé par Racan. Les habitants, tenus en éveil, avaient pris des dispositions qui leur permirent de reprendre leur forteresse, après une vigoureuse attaque de dix-sept heures (10 novembre). Pour parer aux conséquences de leurs révoltes, qui tôt ou tard devaient leur attirer un siège décisif, les Sancerrois auraient approvisionné leur ville; mais confiants dans leurs premiers succès, ils se livrèrent plus que jamais à des actes d’hostilité.
Du 3 août 1572 au 13 janvier 1573, la place fut peu à peu investie par des corps de troupes que commandait La Châtre, et qui se fortifièrent dans les villages ou les hameaux environnants. En 1573, Antoine de Bar, seigneur de Buranlure et membre ardent du parti catholique, rejoint avec cent hommes le maréchal de La Châtre et obtient le gouvernement de la ville[27]. Les habitants, sous les ordres de l’avocat Jouhanneau, leur maire, et du ministre Jean de Léry, repoussèrent si vivement les premières attaques et l’assaut général donné le 19 mars, en particulier à l'aide de frondes, que le siège fut changé en blocus. La famine se fit bientôt sentir et devint effroyable; on fit sortir les bouches inutiles, on mangea les rats, les taupes et jusqu’au vieux cuir. Une petite fille de 3 ans, morte de faim, servit de repas à ses parents à sa grand mère; mais le conseil de la ville, instruit de cette scène horrible, fit brûler le père et étrangler la mère. Beaucoup d’habitants cherchèrent à se sauver. Enfin, ne recevant pas un secours promis par les Nimois, et ne se voyant pas comprise dans le traité conclu avec les Rochelois le 24 juin, Sancerre se décida à capituler. La Châtre y entra, le 31 août, et, les jours suivant, il fit démolir les remparts de la ville par les paysans des environs. Sancerre avait tenu près de huit mois et sans artillerie. Le siège a été raconté par le ministre protestant Jean de Léry, qui a survécu au siège, dans l' Histoire mémorable du siège de Sancerre. De Lery se fit conduire dans la seigneurie de Blet, qui servit de refuge aux protestants, après la prise de Sancerre[28].
Pour aller plus loin sur la chute de Sancerre et de la dernière place forte huguenote en Berry, je vous invite à lire le livre de Abraham Malfuson.